La faute d’Elkabbach


le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a choisi, à l’intention d’Europe 1 et de la fausse annonce de la mort de Pascal Sevran, la même qu’il avait réservé, en 2004, à France 2 et à la fausse annonce du retrait d’Alain Juppé de la vie politique. Même motif, même punition : une mise en demeure d’assurer «l’honnêteté de l’information» inscrite dans la convention de la radio avec le CSA. Une sanction solennelle publiée au Journal officiel et pas juste une petite réprimande en passant : le CSA a voulu marquer le coup. Et, au passage prouver que, contrairement aux rumeurs, le Conseil n’est pas tout à fait décédé.

Il faut dire que la bourde est de taille : le 21 avril dernier, dans son journal de 19 heures, Europe 1 annonce la mort de Pascal Sevran, une info aussitôt reprise en direct sur France 2 dans l’émission de Laurent Ruquier et sur Direct 8 dans celle de Jean-Marc Morandini (1). L’info est démentie une demi-heure plus tard. La grosse, l’énorme boulette… Le lendemain, devant la rédaction consternée, le président d’Europe 1 Jean-Pierre Elkabbach prend la parole : «J’assume personnellement une erreur collective.» Là, les journalistes prennent vapeur. Car l’auteur du scoop, celui qui a poussé à la roue pour que la mort de Sevran soit immédiatement annoncée à l’antenne, c’est Elkabbach en personne. Le même qui, en mars, créait à Europe 1 un groupe de travail sur les pratiques journalistiques… Une AG furibarde se tient et Elkabbach passe à deux doigts de la motion de défiance. Mais n’échappe pas à un communiqué rageur autant que rarissime à Europe 1. La société des rédacteurs y déclare que «la responsabilité de Jean-Pierre Elkabbach est directement engagée […] lui seul a été le donneur d’ordre. Il a transmis l’information et ordonné qu’on la diffuse». Face à la bronca de sa rédaction, il finit par avouer sa très grande faute : «C’est la première grande faute de ma carrière», affirme Elkabbach.

Source libération.fr

Ca cartonne les commentaire sur “La faute d’Elkabbach”

  1. il le mérite

  2. L’erreure est une humaine. Mais vouloir dĂ©truire une personne pour une erreure d’information est grave. Bonne chance Enri el kabach

  3. Je pouvais Ă©viter de faire des fautes sur le commentaire d’enri el kabech. Ainsi est la vie on peut se trompĂ©.

Lache ton commentaire !